Comité Confédéral National FORCE OUVRIERE des 11 et 12 octobre 2011

, par udfo79

Intervention de Jocelyne BAUSSANT, Secrétaire Général de l’UD FO 79

Bonjour à tous,

Salut fraternel du 79.

Tout d’abord, je souhaite remercier Jean-Claude au nom des camarades des DEUX-SEVRES pour sa venue le 16 septembre dans notre département et pour la journée Marathon que nous lui avons fait mener ! Cette journée, dans le cadre de la campagne de notre organisation pour la diffusion de nos positions, a commencé on peut le dire, très fort. Nos camarades d’Intermarché, base logistique, déjà particulièrement atteints par les plans à répétition contre leurs conditions de travail, leurs droits sociaux, leur salaire, auxquels s’ajoutent maintenant plans dit de sauvegarde de l’emploi, restructuration, j’en passe, n’ont pas accepté l’affront de leur direction qui leur a refusé l’entrée de notre Secrétaire Général dans leur établissement. Cela ne les a pas arrêtés. Ils l’ont accueilli devant les grilles avec 80% des salariés en grève ! C’est précisément l’expression de l’état d’esprit des salariés dont la dignité atteinte, au-delà des conditions matérielles, refusent de courber plus encore l’échine ! Une autre forme d’expression de ce refus sans doute à défaut de perspective autre. En effet, combien, malgré le chômage, "négocient", que dis-je, réclament une rupture conventionnelle, démissionnent y compris pour récupérer quelques indemnités, étranglés qu’ils sont dans leur quotidien. De plus en plus d’inaptitudes professionnelles sont délivrées pour sortir les salariés de la pression exercée dans les entreprises malgré les dites négos/risques psychosociaux dont on n’attend rien !!! Faut-il le rappeler ? Avenir de peu mais c’est un poids en moins, celui de ces entreprises florissantes, qui annoncent des résultats de plus en plus fructueux pour les actionnaires, se flattent des gains de parts de marché quand les salariés doivent payer la crise ! Je suis pour ma part scandalisée par la situation des chômeurs longue durée de 57, 58 qui ne vont pas bénéficier de l’AER en fin de droits. Pour exemple, les ex-Camif licenciés depuis 3 ans, dont certains croisés récemment m’annonçaient aller désormais chercher leur déjeuner aux Restos du cœur !

Dans les Deux-Sèvres, les illusoires espoirs en matière d’emplois via les reprises d’activité sous forme de SCOP avec le coupable soutien du Conseil Régional, ont fait long feu ! Non seulement les salariés y engloutissent leurs indemnités de licenciement mais de plus ils y ajoutent leur propre engloutissement personnel, physique, car c’est abusés qu’ils finissent détruits par ces politiques inconséquents, infoutus d’exiger la nationalisation des secteurs dont l’industrie a besoin, dont la croissance a besoin, dont les salariés ont besoin, pour conserver un vrai travail un vrai salaire ! Ce courage, notre organisation l’a ! Elle l’a eu quand l’année dernière nous avons su dire NON au projet de réforme des retraites. Comme nous l’avons aujourd’hui quand nous disons Arrêt de la casse des services publics, de la RGPP et augmentation générale des salaires. Oui nous sommes majoritaires dans la classe ouvrière. Il faut le traduire dans la progression de nos résultats électoraux et du nombre d’adhérents. C’est le cas dans beaucoup de secteurs. Nos positions sont justes. Elles atteignent les autres OS. Dans les Deux-Sèvres, le Secrétaire d’UD CGT vient d’écrire à la presse et aux autres OS, exprimant la crise qui traverse la CGT entre la dite ligne Thibaut et la dite ligne dure de l’organisation. Chez eux aussi apparemment il y a les durs et les mous ! Nos positions alimentent chaque jour leurs débats. Le combat sur les retraites lui a été fatal.

Enfonçons le clou mes camarades car les salariés nous entendent, nous rejoignent et sont prêts à nous suivre. Nous accueillons depuis peu de nouvelles sections ou syndicats : dans la sécurité, l’alimentaire, la métallurgie. Nous enregistrons +23% de timbres depuis ce début d’année. La dénonciation, l’accusation que nous portons à juste titre des politiques menées et nos revendications, peuvent aisément nous conduire aujourd’hui à proposer ce qui se justifie face à l’austérité, à mettre en perspective ce qui est nécessaire face au manque d’emplois, de pouvoir d’achat, un appel à la grève interprofessionnelle, comme nous l’avions fait l’année dernière, seule à même de faire reculer le gouvernement. L’intersyndicale et ses positions et propositions scandaleuses ont aussi fait long feu : 300 à NIORT le 11 octobre à 17h. La CFDT d’un côté et les autres de l’autre. Ridicule n’est pas le bon terme. C’est scandaleux, criminel quand la classe ouvrière attend des propositions fermes, déterminées. Notre indépendance le permet. Quelque soit les promesses pour 2012 auxquelles les salariés croient peu, la crise se poursuit et pèse sur eux. Il nous appartient d’être très clairs : nous refusons de payer le prix de la crise, Non FO ne veut pas être associée aux plans de rigueur. Jean-Claude a raison de dire NON, d’ores et déjà à une éventuelle inscription de la règle d’or dans la constitution. Disons NON, NON, NON au paiement de la note par les salariés. Pas de pacte social pour FO, quelle qu’en en soit la forme, ni aujourd’hui ni demain.

Vive la CGT-FO Vive l’indépendance.