16 février 2012 Grève à GROUPAMA Niort

, par udfo79

Il s’agit en particulier d’un service "plateau téléphonique" d’appels entrants (service client) qui répond à toutes les questions des sociétaires sur leurs contrats, quittancements, sinistres, modifications de contrat ou nouveaux contrats...etc...

2 autres sites à Limoges et Bordeaux sont aussi concernés soit au total 75 salariés dont presque 40 à Niort.

Contexte : Les salariés ont des objectifs commerciaux qu’ils ont dépassé de plus de 25% en 2011 soit un chiffre d’affaire de 3 100 000 € atteint en 2011 alors que l’objectif était de 2 400 000€ cette même année. Une pression sur les salariés s’est exercée tout au long de l’année afin de faire vendre au maximum ces conseillers.

De plus, outre un pourcentage sur chaque vente effectuée, la direction impose un "taux de prise en charge des appels". C’est à dire que les salariés doivent faire en sorte que les clients n’attendent pas au téléphone avant d’avoir un téléconseiller. Ce taux de prise en charge, s’il n’est pas atteint, ampute ou peut même annuler toute la rémunération de l’année soit en moyenne 4500€ par salarié (avec déjà de petits salaires de base).

Or, la Direction a toute l’année changé l’organisation du service, surchargé les conseillers de missions supplémentaires et encore plus grave : la hiérarchie n’a jamais managé ni alerté les équipes sur l’évolution de ce taux de prise en charge tout au long de l’année. Les Organisations Syndicales, elles-mêmes, n’ont pas pu obtenir ce taux en instance ces 6 derniers mois.

La Direction a donc baissé la rémunération commerciale du service GROUPAMA FIL versée sur le salaire de février alors que les travailleurs ont excellé et dans des conditions de travail dont nous pourrions reparler et qui se dégradent.

Les salariés s’estime volés financièrement et demande à la Direction plus de respect.

Ci-dessous les revendications envoyée samedi matin par FO (2éme Syndicat représentatif de l’entreprise) à la Direction GROUPAMA Centre-Atlantique afin d’ouvrir une négociation sur cette décision et d’améliorer les conditions de travail du service.

Depuis la Direction est passée dans les trois sites concernés (Niort, Limoges et Bordeaux) pour menacer les salariés et faire monter la pression pour les intimider afin d’éviter un mouvement de grève.

En ce qui concerne la réaction de la Direction face aux revendications, elle ne souhaite pas y répondre et prétend que les Organisations Syndicales n’ont pas compris, et a accepté un rdv pour mieux les informer... Il ne souhaite pas entendre les revendications faites.

Les salariés très en colère, ont mandaté FO pour porter ses revendications jeudi 13h30 lors de ce RDV (Organisations Syndicale/ Direction) et se mettrons en grève dès 13h00 jeudi 16 février afin qu’on les entende enfin.

Nous souhaiterions que l’on reconnaisse le mal-être à travailler dans ce service, et une fois de plus sur une plateforme téléphonique. Vous remarquerez aussi que Groupama SA (au national) n’étant pas en bonne santé financière, FO est très inquiet pour l’avenir des rémunérations commerciales qui concernent plus de la moitié des salariés (environ 800 pour Groupama Centre-Atlantique). En effet si l’entreprise ne peut baisser les salaires de base, elle a un levier sur ces rémunérations variables si les caisses de la société se vident trop vite...

Les Délégués Syndicaux nationaux FO ont même pris la décision, en début de mois, de créer un groupe de travail sur ce sujet afin de suivre les évolutions des rémunérations variables de chaque caisses (plans de rémunération différents d’une caisse à l’autre) suite à la santé financière aggravée que subit le GROUPE GROUPAMA SA.

Julien RIVAULT, FO GROUPAMA---- Les revendications FO


Tract FO


Revue de presse du 17 février 2012


Petit résumé de la gréve du 16/02/2012 du service GROUPAMA FIL.

La Direction représentée par le Directeur des Ressources Humaines et le Directeur Service Client n’entend pas céder une rémunération commerciale à 100% malgré un mouvement de grève très suivi (100% des effectifs du site de Niort et 50 % des effectifs du site de Bordeaux)

Il semble que la Direction ne souhaite pas donner une suite favorable aux revendications car elle ne veut pas de "précédent" selon ses termes et considère que si elle cède maintenant elle sera dans l’engrenage des réclamations sur les rémunérations variables à l’avenir qui concernent 800 personnes sur Groupama Centre-Atlantique.

Les salariés, après la réunion, sont toujours mobilisés et n’ont pas repris le travail pour le reste de la journée. D’autant que la somme manquante pour l’ensemble du service ne représente que 10 000 euros pour les salariés, ils ont décidé dans faire une question de principe au vu de leurs conditions de travail dégradées par la multiplication des tâches et la surcharge de travail.

En conclusion de cette rencontre avec la Direction, nous sommes consternés par le manque de respect qu’a la Direction vis-à-vis de ces salariés travaillant dans des conditions difficiles.

Nous entamerons certainement un travail d’Union Syndicale au CE afin de faire remettre en cause le mode d’organisation de cette plateforme téléphonique dés le CE du mois de mars. Nous déciderons ensuite des actions à mener.

D’ici le CE de mars, les salariés veulent signer un courrier commun, revendiquant la prime commerciale 2011 à 100% afin d’avoir plus de poids lors de CE.

C’est après cette action que nous envisagerons de bouger ou pas, ayant changé d’interlocuteur entre temps (Directeur Général) les choses peuvent bouger.

A Suivre.

Julien RIVAULT, FO GROUPAMA